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Big Data

Un algorithme analyse Twitter afin de détecter les troubles psychologiques

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En début d’année les chercheurs de l’université de Johns Hopkins avaient déjà analysé les tweets pour suivre la prolifération de la grippe aux Etats-Unis. Aujourd’hui, ils travaillent sur un algorithme capable de diagnostiquer les personnes souffrant de troubles psychologiques.

Avec ce nouvel algorithme, le groupe de recherche a étudié plus de huit milliards de tweets dans le but de savoir quelles étaient les personnes souffrantes de pathologies psychologiques. Il est donc possible de savoir qui est atteint de dépression, de stress, de burn-out ou encore de troubles bi-polaires. Alors que ces maladies modernes sont taboues et difficiles à diagnostiquer, l’analyse des tweets permet une identification simplifiée.

L’algorithme recherche parmi les tweets certains mots-clés et expressions typiques des gens ayant des troubles psychologiques. « Je ne veux juste pas sortir de mon lit » est par exemple une phrase dont les personnes atteintes d’anxiété ou d’insomnie utilisent fréquemment.

Selon les chercheurs de l’université de Baltimore, leur algorithme permet une collecte d’informations plus rapide et moins coûteuse qu’avec les études traditionnelles. Ils expliquent que « cette technique ne vise pas à remplacer les mesures traditionnelles des maladies mentales. elle viendra les compléter en montrant que l’analyse des tweets donnera des résultats similaires et pour un coût moins élevé ». Ils ajoutent  « qu’utiliser Twitter pour avoir une vision sur l’état de santé mental de la population peut être extrêmement utile pour les médecins ainsi que pour les autorités… »

L’analyse des signaux ne s’arrête pas là puisque les créateurs de l’algorithme se sont rendu compte que dans les régions où le taux de chômage est supérieur à la moyenne, le nombre de cas de dépression est plus élevé. De la même manière, dans les zones militaires (Irak et Afghanistan), les personnes atteintes de trouble de stress post-traumatique sont bien plus nombreuses. Ces déductions n’ont rien d’incroyable mais permettront aux autorités d’effectuer un suivi psychologique et d’utiliser cet algorithme en tant qu’outil de santé public.

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About Thomas Graindorge

Fan de nouvelles technologies, je suis co-fondateur du site After the Web. N'hésitez pas à me contacter pour devenir à votre tour rédacteur sur le site.

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